lundi 28 février 2011

Poésie ...




Boubat ne « prend » pas ses photographies, il les reçoit. Il les accueille. Quant à connaître précisément ce qui est ainsi accueilli, c'est impossible. Le savoir que nous avons d'une chose enferme cette chose sur nous-mêmes. Dans l'accueil, c'est le mouvement inverse: nous sommes ouverts à l'autre et, pour tout dire, nous sommes un peu perdus. Boubat ne connaît pas tout ce qu'il voit, pas plus que je ne comprends tout ce que j'écris. Le meilleur de nous arrive toujours à notre insu.


BOBIN, Christian. BOUBAT, Edouard. Bobin-Boubat Donne-moi quelque chose qui ne meure pas. Gallimard, 1996. page entre les photos « Mexique 1960 » et « Mexique 1980 ».

9 commentaires:

  1. *** Ce doit être un beau livre à découvrir ... MERCI PAT ! :o) Bon lundi à toi ! :o) ***

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  2. Je ne connais pas ce recueil, tu me donnes envie de la découvrir.

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  3. Une belle idée de lecture à venir après Rouillé...

    On accueille comme on aimerait être accueilli à notre tour. Cette part d'inconnu, en nous, en l'autre, dans le monde. Comme une ombre qu'on écarte doucement, révélant la vérité.

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  4. J'aime beaucoup le titre ; cet ouvrage donne envie de découvrir la partie cachée qui sommeille en nous et en les autres !

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  5. Bonjour je vais dire que je ne connais pas ce livre donc encore une découverte
    Merci

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  6. Et il est bon aussi de ne pas comprendre tout ce que l'on écrit :-)
    J'aime beaucoup les photos de Boubat, et les citations de Bobin. Donc, peut-être un futur achat... :-)

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  7. >>>>>>>>>>>>>>>>>Bon mecredi à tous

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  8. Que quelqu'un surprenne ce que l'on ne perçoit pas soi -même est un grand bonheur d'échange

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  9. Cette association photos de Boubat et textes de Bobin doit donner du grain a moudre à l'esprit, comme j'aimerai lire ça !

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